La parole à Erasmus Gestion

La Parole à...11/02/2014

Nous vous faisons part de notre optimisme pour 2014: l'amélioration des conditions économiques au plan mondial devrait compenser la réduction progressive des actions de soutien monétaire de la Federal Reserve aux Etats-Unis d'autant que celle-ci a annoncé renforcer une politique plus qu'accommodante sur le front des taux d'intérêts. En effet, les indicateurs avancés qui donnent une prévision fiable à six mois (PMI, IFO, BNB, etc...) témoignent d'un taux d'expansion positif aussi bien aux Etats-Unis, dans les pays émergents qu'en Europe et en Zone € même si malheureusement au sein de cette dernière la France ne fait pas bonne figure.

Si la croissance reste inférieure à son potentiel en Europe, elle s'installe solidement en Allemagne et au Royaume-Uni tandis que les pays périphériques n'affichent plus de signes de tension extrême. La Banque Centrale Européenne a réduit par surprise ses taux d'intérêts et s'est dite prête à assouplir encore sa politique monétaire par de nouvelles baisses des taux ou via une nouvelle opération de refinancement des banques. Comme vous le savez nous ne faisons pas nos propres prévisions mais utilisons celles du consensus qui se situent aujourd'hui à 1% pour 2014 en Zone €, mais ce chiffre est obtenu par une progression de trimestre en trimestre conduisant à 2% de croissance au second semestre.

Désormais en Europe, les entreprises sont boursièrement valorisées en ligne avec leurs moyennes historiques en termes de rapport cours/bénéfices, mais selon nos analyses, les bénéfices des entreprises européennes devraient être en 2014 entretenus par deux moteurs. Le premier, la reprise graduelle de la croissance économique, mondiale et européenne. Le second, plus important encore, le redressement des marges des entreprises. Comme vous pouvez le voir dans le graphique ci-dessous, aux Etats-Unis les marges ont déjà retrouvé leur niveau d'avant crise. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, sur les prochaines années les sociétés européennes, avec le décalage de cycle entre les Etats-Unis et l'Europe, devraient à leur tour retrouver leur niveau antérieur de rentabilité. Cela représente un rattrapage de 50% qui pourrait être effectué sur trois ans.

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